Interview avec Artem Driga (S2B Chaîne de boutiques): Un cas intéressant, comment une boutique peut aider les chicha masters.

Le patron de Hookah Battle – Stanislav medkov, a interviewé le patron de la chaîne russe de boutiques de narguilés S2B Artem Driga.

Stanislav Medkov:

Salut Artem! Dis-nous en plus sur ta chaine de boutiques: Depuis quand as-tu ouvert le premier shop et combien de boutiques possèdes-tu maintenant ?

 

Artyom Driga:

  • Salut Stas! Le premier a été ouvert en 2014, quand l’industrie (en Russie) a fait ses premiers pas dans le développement. Quand toi, Stas Medkov, n’était encore qu’un petit jeune. Aujourd’hui tu es déjà le grand-père de l’industrie (rires). Et aujourd’hui, nous avons 34 boutiques dans 11 villes de Russie, et 4 vont ouvrir prochainement – 2 à St Petersburg, une à Kazan et l’autre à Ufa.

s2B

 

Stanislav Medkov:

Quels changements as-tu remarqué concernant les ventes avec l’arrivée des récents évènements liés au Covid-19?

 

Artyom Driga:

  • Nous avons remarqué des changements évidents. Les gens ont commencé à rester chez eux. Ils s’ennuient. Ils essaient de se divertir. Fumer la chicha fait parti d’un des principaux divertissements pour beaucoup. Par conséquent, les demandes ont légèrement augmenté en physique et fortement augmenté sur le site en ligne. Nous étions prêts pour ça car nous savions que quelque chose aurait besoin de divertir les gens durant cette période d’isolement.

 

Stanislav Medkov:

As-tu remarqué que de nouveaux types de personnes sont venus dans tes boutiques ? (ou ont commandé en ligne). Des personnes qui n’avaient pas forcément de narguilé à la maison et qui fumaient uniquements dans les bars et lounges ?

 

Artyom Driga:

  • À St Petersburgn le gouvernement nous a autorisé la vente de tabac dans nos boutiques, donc les gens venaient à nous en boutique et commandaient en ligne. Bien-sûr, plus en ligne. Les gens ont finalement réalisé que de recevoir des commandes d’une boutique de narguilé est pratique. Nous livrons le colis en quelques heures avec un large sourire (sous le masque, bien entendu), et nos managers peut gérer ça par téléphone. Je pense qu’une nouvelle forme de consommation se forme – commander des accessoires et/ou narguilés en ligne. Quant à savoir si les nouveaux clients sont les personnes habituées à fumer, je ne peux pas le dire. Nous n’avons pas mené d’étude sur le sujet, je ne veux pas tenir des propos infondés.

 

Stanislav Medkov:

Que penses-tu de la fermeture des bars à chicha et par conséquent, des employés laissés sans travail ? Nous avons vu que tu avais lancé des processus de soutien pour de nombreuses personnes, pourrais-tu nous dire en détail comment cela fonctionne et ce que as fait ?

 

Artyom Driga:

  • La fermeture des bars et lounges, comme beaucoup d’autres entreprises de la vie de tous les jours représente, bien sûr, un frein pour le développement de notre industrie ainsi que l’économie dans son ensemble. Mais cela n’a pas de sens de contester cette décision, elle est déjà actée. Les gens doivent changer et chercher des solutions pour résoudre les problèmes. En effet, de nombreux employés du milieu de la chicha sont laissés sans emploi et je suis sur que la plupart d’entre eux ne sont pas payés par leurs employeurs. Non pas parce qu’il est avare mais simplement car il ne peut pas. Bien que Poutine ne le pense pas (rires) (En Russie, les entreprises bloquées en quarantaine sont obligées de payer leurs salariés de leur propre poche.) Nous sommes sûrs que si tu donnes quand tu en a l’occasion, les choses positives reviendront à toi un jour ou l’autre. C’est comme ça que le monde fonctionne. Par conséquent, nous avons essayés d’assurer le paiement des salaires au maximum en fonction des ressources du fond de charité de l’entreprise. A certains employés, nous leurs avons donnés un poste de livreur, de vendeurs, de personnes qui s’occupent de nos émissions en direct sur notre page instagram afin de transmettre l’expérience à nos clients. Pour d’autres, nous leurs avons proposé de faire des consultations vidéos pour nos clients pour un prix fix (l’employé d’un lounge entretient une consultation vidéo avec un client de la boutique -> la boutique paie la prestation près de 10$). Si notre client veut avoir une consultation avec un pro, il est possible de livrer sa commande pour n’importe quel montant et nous payons pour une initiation/entraînement avec les meilleurs préparateurs de chicha de St Petersburg. Et ça fonctionne bien. Nous avons des personnes connectées qui s’ennuient avec le confinement et des chicha masters sans emploi. Au fait, à l’intention des médias de l’industrie du narguilé, nous offrons la possibilité d’animer nos émissions en direct sur instagram en échange d’aide pour leurs staffs et employés. En fait, je vous offre la possibilité de prendre part à ce programme. Les personnes qui seraient intéressées pour écouter, par exemple, à propos de comment les personnes fument dans les différents pays du monde, vous avez quelque chose à nous apporter.

 

Stanislav Medkov:

Quelle est la durée de consultation entre un chicha master et un client de la boutique ? Si de nouveaux chicha masters de Russie lisent ceci, peuvent-ils s’adapter à ton programme ? Ou est-il disponible uniquement pour les personnes à qui tu en as parlé personnellement ?

 

Artyom Driga:

  • Nous régulons la consultation à moins d’une heure. Mais les gens avec qui nous collaborons sont de super mecs! Par conséquent, ils ne refusent jamais des clients. Certaines fois, il arrive qu’ils parlent 2 heures.
    Malheureusement nous ne pouvons pas aidés les chicha masters, par conséquent, cela est dédié aux personnes à qui nous avons demandé personnellement. A propos de l’émission en direct. Nous vous offrons une émission en direct sur notre page instagram. Nous vous donnons l’accès (identifiant et mot de passe), vous venez juste et vous diffuser en direct à l’heure convenue. Vous avez juste à apporter un contenu intéressant à nos abonnés. Je suis sûr que le sujet “ les différentes manières de fumer la chicha dans les différents pays “ ou quelque chose comme ça serait intéressant. Il existe beaucoup de manières de fumer le narguilé dans les différents pays et beaucoup de façons inhabituelles ici, que nos abonnés seraient intéressés de découvrir. En échange, nous payons 15 000 rubles (210$), pour distribuer à votre staff et participer au paiement des salaires.

 

Stanislav Medkov:

Super cool! Merci pour l’offre, je vais participer avec plaisir. Je vais faire une présentation et envoyer de l’argent au staff de mon lounge “Diskette Lounge”

 

Stanislav Medkov:

Penses-tu que les vendeurs de narguilés et d’accessoires d’autres pays (Brésil, Etats-Unis, Allemagne) peuvent aider les employés du milieu de la chicha par la même méthode ? Ou est-ce que cette méthode ne fonctionnerait qu’en Russie ?

 

Artyom Driga:

  • Pour être honnête, je ne connais pas vraiment les demandes et ventes des vendeurs dans les autres pays. Mais si leur activité n’est pas suspendue, ils ont au moins un petit fond financier, donc ils peuvent tous le faire. Nous pouvons avoirs différents processus à prendre en compte selon les pays. Mais nous sommes tous humains. Et quel que soit notre emplacement, nous et eux peuvent donner à ceux qui en ont le besoin?

 

Stanislav Medkov:

Que penses-tu de notre nouveau projet – Hookah head Hunt – de service de recrutement ? Tu as posté une annonce concernant un poste d’assistant de vente, combien de personnes t’ont contacté pour ce poste ?

 

Artyom Driga:

  • J’aime beaucoup le projet. Plus le projet devient connu, plus il profitera à tout le monde. Tout employeur veut simplifier sa recherche d’employés. Et beaucoup de gens veulent travailler dans notre industrie car pour eux, cela représente également une passion.Tu as trouvé deux besoins communs et connectés. Je n’ai pas de chiffres sur le nombres de réponses. Aujourd’hui nous n’analysons pas l’efficacité d’un tel nouveau site web. Mais nous le ferons, c’est promis!

 

Stanislav Medkov:

Merci Artem pour tes actions concernant notre industrie et pour cette interview!